Les coulisses de la musique avec Maria Luisa Macellaro La Franca

ENTRETIEN AVEC MARIA LUISA MACELLARO LA FRANCA

Pianiste Concertiste, Cheffe d’Orchestre, Compositrice

Bonjour à tous !

Heureuse de vous retrouver en cette année 2019 pour un nouveau rendez-vous de ma série « Les coulisses de la musique »! Aujourd’hui j’ai le plaisir de m’entretenir avec la Pianiste Concertiste, Cheffe d’Orchestre et Compositrice italienne Maria Luisa Macellaro La Franca qui est, entre autres, à la Direction de l’Orchestre Unisson Acme et tout dernièrement du Camerata Aquitania Orchestra à Bordeaux.

Son parcours international hors norme vous fera voyager de l’Italie à Bordeaux où elle s’est installée depuis maintenant des années, en passant par la Suisse où elle a étudié et de nombreux pays où elle s’est produite.

Une carrière riche et diversifiée pour une artiste aux multiples facettes qui a en plus à cœur de mettre les Femmes, Musiciennes, Compositrices, Artistes… en avant ! Un combat si important auquel je m’associe et que je soutiens totalement dont nous allons d’ailleurs reparler aussi dans cette interview.

Alors chers lecteurs, bonne lecture !

Véronique BRACCO : Bonjour Maria Luisa ! Merci d’avoir accepté de bien vouloir répondre à mes questions aujourd’hui. Je suis ravie de pouvoir vous interviewer, et je tiens tout d’abord à vous dire bravo pour tout ce que vous faites avec tant de passion et d’énergie!

Et puis c’est aussi finalement très rare, malheureusement encore de nos jours, de pouvoir rencontrer une collègue compositrice, en plus cheffe d’orchestre, deux merveilleux métiers qui sont encore trop souvent représentés par des hommes…Alors quel beau symbole vous représentez! Bravo encore !

Mais commençons par le commencement…

A quel âge avez-vous commencé le piano et comment et pourquoi avoir commencé? Qu’est-ce que qui vous a attiré dans cet instrument?

Marie Luisa MACELLARO LA FRANCA : J’ai débuté le piano à l’age de 7 ans.  Ça a été un coup de foudre depuis le départ. La petite histoire veut que pour mes 7 ans j’avais commandé une Barbie, mais par erreur j’ai reçu un clavier électrique. Du coup j’ai commencé à repérer et reproduire à l’oreille les génériques de publicité de la télé. Mes parents ont décidé de me faire démarrer les cours de piano au début en cours particulier, puis à l’âge de 9 ans je suis rentrée au Conservatoire de Palerme.

V.B : Vos parents étaient-ils musiciens ?

M.L.MLF : Mes parents non, mais mes ancêtres oui. Mon oncle était Julien Fontana (assistant de Chopin) et du côté de mon père, tout le monde chantait à l’Opéra, d’où ma passion pour le chant également sous toutes ses formes.

V.B : Et la composition? Comment est-ce que cette passion-là a commencé? Comme je le disais, c’est encore malheureusement plutôt rare de trouver une collègue compositrice, comment a réagi votre entourage à l’époque quand vous avez fait vos premiers pas de compositrice? Et vos professeurs? Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours en tant que compositrice? Qu’avez-vous ressenti la première fois que vous avez réussi à composer une pièce?

M.L.MLF : J’ai débuté comme compositrice en fait vraiment tôt, à l’âge de 8 ans. Pendant l’un des mes premiers concerts de classe, j’ai décidé au dernier moment de remplacer une pièce de Clementi par une petite ninna nanna « La solitude » que j’avais composée en secret pour le décès de ma voisine. Bien entendu tout le monde était surpris car je n’avais dit à personne que j’écrivais de la musique. J’ai ensuite démarré les études de composition à Palerme au Conservatoire vers l’âge de 13 ans. Ma première représentation en tant que compositrice et cheffe d’orchestre est arrivée un an plus tard.

C’est La Fondation Dante Alighieri de Palermo qui m’a commandé une pièce de 30 minutes pour ensemble orchestral sur le cantique du Paradis de Dante (n°33). Cela a été également l’occasion pour moi de diriger pour la première fois de ma vie.

J’ai composé des petites pièces de musique de chambre jusqu’à l’âge de 18 ans. Puis, avec mon déménagement en Suisse pour poursuivre mes études de pianiste, j’ai fais un break de quelques années avec la composition.

Mais à 24 ans, la ville d’Eysines et l’association Polyphonies à Eysines m’ont commandé un arrangement de 3H00 sur la musique de Mikis Theodorakis, « ZORBA », pour mes Débuts comme pianiste en France en 2005.

…Et alors l’envie de composer a repris…

Cela m’a conduite en 2008 à faire mon retour sur scène en tant que compositrice avec cette énorme commande du Consulat Italien « La Cantate pour la mort de Falcone et Borsellino » qui à aussi été mon tremplin comme cheffe d’orchestre et compositrice en France.

V.B : Dès 14 ans vous avez donc pris des cours de Direction d’Orchestre. Là aussi, un choix peu courant si jeune et pour une fille qui plus est, et c’est bien dommage, car comme le monde musical a besoin de s’ouvrir et de laisser les femmes talentueuses en charge de postes de ce type aussi ! Comment se sont passés vos débuts de Cheffe? Qu’est-ce qui vous a attiré dans la Direction? Avez-vous toujours voulu avoir ces trois casquettes (pianiste, compositrice, cheffe)?

M.L.MLF : J’ai démarré les études comme cheffe d’orchestre donc à la suite de mon petit début comme compositrice ; et pour la Sicile des années 95 ça été comme un choc…A cette époque il n’y avait pas de femmes cheffes … aucune à Palerme…et j’ai vraiment eu du mal à me faire accepter par l’orchestre de mon conservatoire où il y avait aussi des professeurs. J’avais dirigé différentes symphonies pendant mes études, mais mon Début comme cheffe je l’ai fait avec mes pièces pour ensemble d’orchestre à Palermo.

J’ai toujours rêvé avant tout d’être cheffe d’orchestre .

Ma passion a démarré avec la composition et direction de mes œuvres ; c’est ainsi que j’ai découvert que je pouvais donner ma vision de la musique à un groupe de personne et c’était très excitant.

Je ne me suis jamais vraiment « décidée » pour le métier que je voulais faire… disons que j’adore partager ma passion avec le public, des fois cela passe par le piano, d’autres fois par mes créations éclectiques (je compose également de la musique celtique qui représente pour moi une vision complémentent métaphasique de la musique) ou par la direction des œuvres que j’aime avec de superbes orchestres internationaux dans le monde.

V.B : Pouvez-vous nous décrire votre tout premier Concert en tant que Cheffe?

M.L.MLF : Une grande émotion! En 1995, à l’âge de 14 ans comme je l’ai dit, ce fut un double début car c’était mon Début comme cheffe des mes propres œuvres. C’était à la Salle Scarlatti du Conservatoire de Palermo avec un orchestre de chambre .

V.B : Vous avez grandi en Italie, puis vous êtes partie étudier à Zürich en Suisse. Pouvez-vous nous raconter cette période à l’étranger? En quoi vous a-t-elle enrichie?

M.L.MLF : Le départ en Suisse à été en revanche au départ fait sur un coup de tête, par amour pour un grand violoniste. J’ai décidé en suite de poursuivre mes études comme pianiste à la grande Hochschule de Zürich avec Konstantin Scherbakov. J’ai vécu en Suisse 6 ans car j’adore ce pays où je retourne souvent encore pour mon travail.

Ça été très enrichissant car j’ai eu la possibilité d’étudier avec des grands Concertistes internationaux comme Nora Chastein , Louise Pellerin, Kees Boecke et bien sûr Konstantin Scherbakov qui a été mon Maestro pour le piano.

V.B : Vous habitez et développez beaucoup de projets musicaux en France depuis maintenant des années. Quand êtes-vous arrivée en France et pourquoi être venue? Pourquoi Bordeaux? Là aussi, qu’est-ce que la vie en France et d’ailleurs, les voyages en général, vous ont apporté?

M.L.MLF : J’habite en France depuis 2006. J’avais effectué un tournée en 2005 et j’ai eu une proposition de travail dans un des Conservatoires régionaux d’Aquitaine. Ayant eu un coup de foudre pour la ville j’ai décidé de m’y installer. La France c’est mon Pays, je me sens française. Mon histoire de famille est liée à ce pays, à travers les rapports de mes ancêtres avec Chopin et Sand… et enfin Julien Fontana, mon oncle, qui lui aussi a habité à Bordeaux pour une courte période…Pratiquement, je suis revenue chez moi.

Tous ces voyages et changements ont été pour moi de grands supports pour mes créations, car découvrir autant de Cultures m’a inspirée dans ma musique qui n’a pas de limites de style.

V.B : Pour les futurs étudiants et musiciens qui nous lisent, pensez-vous qu’il est important de voyager et découvrir d’autres Cultures? Quelles sont les différences principales que vous avez ressenties entre, par exemple la place de la Musique en Italie, en Suisse et en France.

M.L.MLF : Oui 100 fois oui ! Car très souvent on apprend ainsi à relativiser notre vie et à progresser dans notre travail.

Là on touche un point très sensible…En Italie la musique est un ART pour une élite, mais très respecté ; on nous appelle Maestro, ce qui nous donne un rôle très important dans la société. En France les gens qui ne sont pas dans la musique nous demandent très souvent ce qu’est notre métier en vrai…La musique est considérée par la majorité des gens comme un loisir qui n’apporte pas grand chose.

Cette affirmation est en plus accentuée par un système scolaire très défaillant. Tout d’abord votre école publique est trop « chargée » dans son emploi du temps. Demander à un élève de collège de travailler 5 ou 6 h de piano après les cours est juste une utopie avec des élèves qui sortent de l’école à 17H00… Pourtant pour un musicien, travailler son instrument pour faire carrière demande beaucoup d’heures de travail et un conservatoire qui depuis le départ donne une préparation professionnelle, avec un programme d’études qui se doit d’être extrêmement chargé en répertoire depuis l’age de 11 ans au moins.

Mais c’est compliqué de faire bouger les choses dans ce sens et montrer que dans d’autres pays (notamment l’Italie aussi) on sort de l’école au maximum à 13H30, ce qui nous laisse la possibilité de développer nos tendances artistiques dans la deuxième moitié de la journée et qui n’empêche pas non plus de devenir un super mathématicien ou docteur !

V.B : Vous avez gagné de nombreux Prix dans divers Concours Internationaux, en tant que pianiste et que compositrice. A ce sujet, vraiment bravo ! Pouvez-vous nous en dire un peu plus? Comment avez-vous vécu ces expériences ? En quoi participer à des Concours a-t-il été formateur et important pour vous? Conseilleriez-vous ce type d’expérience aux jeunes musiciens?

M.L.MLF : La participation aux Concours est fondamentale car cela nous permet de nous confronter à nos limites et d’essayer de les gagner. Jouer à coté de grands pianistes aussi est un challenge avec nous-mêmes qui n’est pas négligeable. J’ai gagné mon premier concours de piano à 11 ans et d’autres jusqu’à 23 ans, après j’ai arrêté car malheureusement j’ai dû combattre un autre challenge pendant une durée de 7 ans, avec une grave maladie rénale. Challenge que j’ai gagné !

V.B : Vous êtes une artiste aux multiples facettes nous l’avons vu, ce ne doit pas toujours être simple d’arriver à jongler avec tous vos projets, les voyages et en plus une vie de famille. Comment arrivez-vous à tout faire? Quel est votre secret? Travaillez-vous par période plutôt sur l’un ou l’autre de vos métiers ou bien alternez-vous constamment?

M.L.MLF : C’est difficile des fois car je manque de temps. Les journées sont de 24 h et ça ne m’arrange pas trop !

Je procède par périodes : par exemple en octobre / novembre j’ai stoppé les tournées car j’ai composé 3h de nouvelles musiques qui sont éditées au Japon (Da Vinci edition). Composer me demande beaucoup de temps car la transcription à l’ordinateur et l’arrangement pour orchestre est un travail très prenant. Pour l’instant j’arrive à peu près à tout faire. On verra par la suite !

V.B : Aujourd’hui, vous collaborez avec de nombreux artistes, mais vous jouez beaucoup en soliste et vous dirigez aussi dans de nombreux pays. Qu’est-ce que chacune de ces formes d’expression vous apporte?

M.L.MLF : Collaborer avec des musiciens de renommée est pour moi la plus belle chose de mon métier. C’est ouvrir ses yeux, trouver de nouvelles interprétations et idées sur la musique. Cette saison j’ai eu un coup de foudre pour le duo Stoica , Andreea et Razvan , qui sont des artistes hors pair. On a prévu différentes tournées ensemble ; leur vision de la musique est très spéciale.

Je collabore aussi avec différents orchestres internationaux ; dernièrement j’ai eu le plaisir de diriger l’orchestre d’Ankara  mais aussi la Sinfonica Siciliana et l’orchestre Bulgaria Classic de Sophia. C’est une énorme chance. Chaque orchestre, chaque musicien m’apporte beaucoup.

V.B : Quant à vos voyages et projets internationaux, ressentez-vous des différences d’un pays à l’autre? Le public? La vision musicale? L’accueil et l’implication ?

M.L.MLF : Oui , bien sûr ! La culture des pays et le public change tout le temps et nous enrichis !

Passer du Brésil à l’Argentine ou de la Turquie à la Suisse…c’est incroyable, magique…; c’est vivre dans le monde à travers des petites escapades musicales.

Des fois c’est un peu éprouvant aussi. En Décembre par exemple j’ai été deux semaines entre l’Espagne, l’Italie et la France pour diriger et enregistrer un documentaire pour la télé américaine et du coup j’ai passé Noël dans un avion, en solitude… Des fois c’est dur…mais le soutien du public dans tous ces pays me donne la force et l’énergie pour me confronter à mes faiblesses.

V.B : Vous composez toujours beaucoup également. Nous sommes bien sûr tous différents, aussi votre façon de composer et la mienne peuvent par exemple être bien différentes. Comment vous y prenez-vous pour écrire une pièce? Pouvez-vous nous raconter votre processus de création?

M.L.MLF : C’est spécial…En général, ça vient comme un « appel » du ciel. Je sens que je dois démarrer quelque chose une semaine avant. Après une mélodie me vient dans les pensées et je me mets au piano. Une fois que je démarre je reste devant mes notes pour des heures (Emes symphonie a été composée en 14 heures d’affilée, sans pause…) J’écris tout à la main et je réalise les orchestrations bien sûr à l’ordinateur.

V.B :  Et comment définiriez-vous votre “style” musical? Quels compositeurs ont joué un rôle important ou ont été une influence dans votre parcours de compositrice?

M.L.MLF : Alors là ! Ma musique est énormément influencée par la musique populaire, le style Juif, Roumain, Sicilien … Les pays de l’Europe de l’Est (d’où je proviens à l’origine) ont joué un rôle extrêmement important dans ma formation musicale. Mais aussi la musique celtique est très présente dans mes œuvres.

La semaine dernière j’ai crée un spectacle en collaboration avec Emmanuel Lahoz (Casino de Bordeaux) ; on a composé à 4 mains 2h de musique celtique. Ça été un grand défi, car je n’avais encore jamais utilisé ce style.

Donc oui c’est une musique ouverte, comme ma culture musicale !

Cliquez pour acheter les albums de Maria Luisa
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V.B : Vous avez enregistré des Albums avec des programmes tout à fait originaux et absolument passionnants et vous mettez, comme je le disais, très régulièrement les femmes compositrices en avant dans vos projets. C’est, je trouve, formidable et indispensable car il reste tant à faire pour arriver à enfin avoir une vraie égalité femmes-hommes dans nos métiers (et d’ailleurs dans tant de métiers encore malheureusement). Pouvez-vous nous en dire plus sur les projets que vous avez développés? Et les nouveaux projets que vous allez développer?

M.L.MLF : Prochainement je vais Débuter avec l’Orchestre Symphonique de Sanremo avec la ré-exécution du concerto de Ina Boyle pour violon et orchestre, en « Prima » européenne. C’était mon rêve de jouer sa musique. Ina a été la plus grande compositrice Irlandaise , elle a composé des centaines d’œuvres, mais elle n’apparaît pas dans l’histoire… c’est scandaleux ! Donc c’est un premier pas pour lui rendre justice et réparer cette injustice mondiale .

J’ai aussi fondé un orchestre à cordes qui va aussi interpréter entre autres des œuvres de femmes compositrices romantiques dans des tournées internationales en Europe et en Afrique ! J’ai eu un énorme support financier de la Fondation Wagner qui soutient mon projet pour l’avenir.

Mes CDs aussi sont le miroir de mes idéaux. J’ai enregistré un album avec les pièces de Charlotte de Rothschild (élève de Chopin) ainsi qu’un CD avec Liszt joué sur un Erard de 1852 qui été la propriété de l’écrivain Emile Zola.

Prochainement je souhaite enregistrer avec ma Camerata Aquitania Strings Orchestra un CD surprise avec des œuvres de femmes !

V.B : La vie de pianiste est souvent assez solitaire, celle de compositrice aussi ou elle peut être en tout cas un grand moment d’introspection…mais la vie de Cheffe est assez à l’opposé de tout cela puisque le partage avec les musiciens est indispensable. Est-ce important pour vous d’alterner les deux aspects ?

M.L.MLF : Oui !

Je suis à la base une personne controversée ! Extrêmement solitaire et introvertie dans la vie de tous les jours (je médite, je baigne dans la nature) et très proche aussi de mon public dans mon travail.

Disons que Maria Luisa à une double personnalité !

Elle adore le contact avec les gens mais elle a besoin de se retrouver pour se régénérer !

V.B : Votre fille peint je crois ? Et avec vraiment beaucoup de talent!! La fibre artistique est à l’évidence dans votre famille à chaque génération! C’est merveilleux de pouvoir s’exprimer à travers l’art, dès un très jeune âge. Pensez-vous qu’il est important pour un enfant de se mettre à l’Art très tôt? Et conseilleriez-vous bien sûr d’encourager aussi les filles à découvrir et à s’épanouir dans tous les métiers qui pouvaient sembler jusqu’ici réservés aux hommes (et l’inverse d’ailleurs aussi!)?

M.L.MLF : Oui, ma fille a 7 ans ; elle n’as pas de tablette à la maison mais des tableaux. Elle est aussi danseuse classique. Je conseille aux parents de mettre des crayons dans les mains des enfants dès leur plus jeune âge et de les amener aux concerts de musique classique assez tôt aussi pour les habituer à la beauté en général dans tous les arts.

Pour moi il n’existe pas de métier réservé aux garçons ou aux filles, je me bats contre ces clichés. Chacun de nous peut apporter quelque choses à chaque métier.

V.B : 2019 va être encore une année chargée en Musique et en grands projets pour vous. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre actualité?

M.L.MLF : Oui ! 2019 c’est l’année des grands débuts internationaux !

Prochainement comme je l’ai dit plus haut, ce sera mon début comme Cheffe avec l’orchestre symphonique de Sanremo qui est avec « La Scala » un de 2 orchestre les plus importants d’Italie, mais aussi mon Début en Roumanie avec les 2 grands orchestre Philharmoniques de Pitesti et Craiova (Duo Stoica comme solistes). En juillet je tourne en Australie, mais dans pleins d’autres pays aussi, entre autre à Zanzibar (Tanzanie) et à Jersey Island ; puis en 2019 je retourne aussi en Argentine pour une série de récitals !

Une des compositions de Maria Luisa (Scirocco pour Orchestre) – éditée chez Da Vinci Editions

V.B : Vos compositions sont-elles disponibles à la vente?

M.L.MLF : Oui , la maison Japonaise « Da Vinci Éditions » publie une partie de mes œuvres.

QUESTION BONUS

V.B : Très dure cette dernière question….Si jamais vous n’aviez vraiment pas le choix et que vous deviez ne garder qu’une seule de vos casquettes d’artiste, laquelle garderiez-vous? Pianiste? Compositrice? Cheffe?

M.L.MLF : Cheffe d’orchestre sans hésitation aucune ! J’ai toujours rêvé de diriger, depuis que je suis née !

V.B : Encore une fois merci beaucoup Maria Luisa pour votre temps ; et merci pour toutes vos réponses très intéressantes. Je vous souhaite toujours beaucoup de succès pour tous vos projets ! Et au nom des Musiciennes, Femmes Artistes (et des Femmes en général), merci à vous de contribuer à ce que nous soyons mieux et plus représentées dans le milieu artistique ! Bravo pour votre détermination et vos actions dans ce sens! Et belle année 2019 pleine de Musique à vous !

Quant à vous chers lecteurs, merci de ce moment passé en notre compagnie! Vous pouvez suivre l’actualité de Maria Luisa en ligne sur son site : Site web Maria Luisa Macellaro La Franca ou sur sa page facebook : Page Facebook Maria Luisa

Quant à ceux qui voudraient acheter ses partitions éditées chez Da Vinci Editions, voici le lien : Partitions Compositions Maria Luisa Macellaro La Franca Da Vinci Editions ; ainsi que celui pour acquérir ses albums : CD Albums Maria Luisa Macellaro La Franca

Je vous laisse en musique avec Maria Luisa. A très bientôt pour de nouvelles interviews ! 🙂

 

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